Paradis Airlines

Publié le par Thra

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Paradis Airlines
  (Lino - Paradis Assassiné)

Simple maillon, on est ce que la vie veut que nous soyons
Nous sommes des bêtes de sommes, maîtres ou esclaves en somme
Simples lettres, petites ou grosses sommes
Amis ou traîtres, ennemis peut-être, ou tout simplement des hommes
Des âmes perdues sans guide, nos armes braquent le bonheur
Sésame s’ouvre comme la trappe sous nos pieds
Et précipite mon corps dans le vide, nos dieux sont en papier
Et c’est leur amour qui nous suicide
On est frappé par la foudre, comme conduit par un fou
Rattrapé par nos démons, la cervelle brûlée par la poudre
C’est encore loin le paradis ? Eh ! c’est à combien le paradis ?
Ce monde me blesse la rétine, me laisse aucun choix
De la tétine à la tombe, à Dieu j’m’adresse certains soirs
J’cherche un peu de clarté, un sens à cette vie
J’me remémore le quarté : naissance, école, boulot et mort
Où est ma place, mon clan ici, croyant ou athée
Je suis à l’abri des missiles mais jusqu’à quand
J’ai porté ma croix, maté mon côté sombre et les trois 6
S’écarte le mal, mais jusqu’à quand ?
J’suis là, assis seul dans les ténèbres, braquant le ciel du regard
On a l’art de pisser la douleur quand on est nègre
Le bien déserte l’écran, on célèbre nos noces de feu
L’argent veut assassiner Dieu, le trône est vaquant
Sur toutes les lèvres, on lis la même prière, messieurs on vise
Si le Tout Puissant est l’amour pourquoi sa parole divise
Le monde est à nous vu qu’on y vit
J’veux crever l’arme au poing et pas à genoux, c’est réel, c’est pas MTV
Y a rien de glamour mais je relativise
J’avoue, la vie elle a un drôle de sens de l’humour, parfois
Loin du tunnel on voit pas le bout, mec, dans le ghetto on craque
Destin tracé comme le fœtus d’une mère défoncée au crac
La foi dans le créateur pend l’homme et ses légions, mal comprise
Religion devient arme de destruction massive
La guerre c’est un braco déguisé en juste cause
Un ange qui ment sous serment, des mômes qu’on arrose
Pour des gisement de brut, des rêves qui s’écroulent comme les tours jumelles
Cette pute de liberté qui perd son rimmel
Dans les rivières de la haine coule le sang des martyrs
Quand la peur gagne par K.O, la morale repart en civière, proche du chaos
Le cœur abrite le feu de Lucifer, mais là-haut faudra d’y faire on nous a laissé le libre arbitre
C’est la canicule, tout s’agite, le sud encule le nord
Le sol rougit, on changera pas ce monde, à moins d’un paquet de millions de morts.

Refrain : Vivre et apprendre à mourir
Se battre, faire pour rendre les armes
Faire face ou passer son temps à courir
Embrasser l’enfer puis lui sourire, succomber à ses charmes
Avant de sévir, les poings serrés dans ce monde
Enterrer sa peine, contrôler son destin
Même si c’est pas ici ou dans ce monde
Moi j’y arriverais même à dos d’un putain de missile, c’est certain j’reviens me livrer.


C’est Bors, je reviens œuvrer,
J’rappe comme avec un flingue sur la tempe
J’peux pas te mentir, donc je dis vrai
Tu commence à le sentir le soufre
Livré à moi-même, j’ai appris à manœuvrer le mic au bord du gouffre
Dans ce putain de monde j’étouffe, alors j’écris
Souffle ma trentaine putain de bougie dans les fourneaux de l’antéchrist
Si j’te bouffe le micro, c’est pour m’arracher autre part
J’commet des crimes musicaux, pour arracher le code barre
Y a personne pour entendre tes cris, t’allume un brasier
Tu décline, en cas de conflit, monsieur vengeance n’est pas rassasié
Le système pervers à fait le casting, fallait que ça arrive
Clara Morganne se change en Vierge Marie
J’ai l’organe vocal, un couplet d’explosifs
Et quand j’pilone la rime, j’irais danser sur les ruines de Babylone
J’peux mourir brave dans cette jungle, j’prends la bonne liane
Et partir humble sur Paradis Airlines, Paradis Airlines.

Refrain


Il fallait que je la case celle là, d'autant que j'ai parlé de religion récemment, un thème pas forcément abordé très souvent et de cette manière dans le Rap, mon propos n'est pas d'être d'accord ou non avec ce qui est dit.

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