“Heidegger : “C’est pourquoi avoir le coeur joyeux au travail est si important. Ce n’est pas là une disposition affective qui ne fait
qu’accompagner notre travail, ce n’est pas un supplément au travail; mais la joie comme disposition affective fondamentale est le fondement d’un vrai travail, dont l’accomplissement seul rend
l’homme apte à être-le-là”. (La logique comme question en quête de la pleine essence du langage, page 183).”
Je n’aurais pas cédé à cettte “facilité”, comme vous dites, si je n’avais pas eu d’autres arguments. Dans le livre Heidegger fustige la mollesse du rectorat SA; légitime la “voix du sang”; en appelle à la “décision ultime”. Le cours de Heidegger est ultra-hitlérien. Vous y avez vu “un démontage en règle du libéralisme sauvage”. La belle affaire! Dans le discours nazi un tel démontage a une surtout une signification antisémite.
De toutes façons l’exaltation de la joie au travail est au minimum fasciste. Chez Heidegger cela s’associe à l’antisémitisme nazi.
Bon comme prévu la réponse peut être considérée comme soit malhonnête au possible soit traduisant une compréhension totalement
détournée du texte. "La voix su sang" n'est pas du tout dans un contexte de race et d'appel à la guerre quant à "la décision ultime" elle n'a biensur rien à voir avec la solution finale (au
passge ce texte date de1935 et la solution finale n'est evoquée qu'en... 1942, un léger décallage quand même). Quant à la critique du libéralisme, il ne me semble pas que ce soit l'unique
apanage des nazis et des antisémites...
Bêtement je décide répondre ceci bien que totalement conscient d'avoir affaire à un esprit buté étant donné l'apperçu de la "profondeur" de la réflexion du
monsieur:
Evidemment si vous rajoutez "juif" à la fin de chaque phrase et que vous remplacez "Homme" par "Allemand" à des endroits judicieusement choisis on abouti à un texte nazi... Mais c'est vous qui
le faites. Vous ne dégagez pas du texte un propos qui serait nazi, mais vous en adoptez une lecture nazie ce qui est très différent.
Suite à ce message je reçois un mail du rédacteur du blog:
"J'arrête ici de pubier vos
propos.
Ils sont inadmissibles et me forceraient à répéter des argumentations déjà présentes sur le blog."
En retournant sur le blog je constate que mon second message a été supprimé (c'est pourquoi mon auto-citation n'est pas forcément tout à fait exacte au mot près).
Voilà je suppose que mes propos sont révisionnistes ou pires sont l'apologie du Nazisme, ce qui a motivé leur supression. Je ne peux que louer les méthodes de tels pourfendeurs du Nazisme (70
ans apres quand même faut-ille préciser...), "j'ai raison et si tu n'es pas d'accord ferme ta gueule" est surement le meilleur moyen de se faire une idée pertiente de ce que cette page sombre
de notre histoire a été.
Vous êtes donc prévenus, tout ce qui figure sur mon blog est hautement antisémite, révisioniste voir franchement nazifiant.
PS: je n'ai pas mis de lien vers le fameux blog, je n'ai pas envie de lui faire de la pub.
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Sinon concernant Heidegger, il y a de noumbreux documents consacrés à ses rapports avec le Nazisme sur le blog de Ritoyenne. Concernant ses textes philosophiques à proprement parler, pour ceux que j'ai lu il n'y a rien de nazi qui s'en dégage sauf si tu as l'intention préalable d'en trouver et que tu t'arranges pour y parvenir (mais dans ce cas tu peux trouver du nazisme partout).
Apres ce que je peux en dire personnellement, c'est qu'il a vraisemblablement eu quelques tendances antisémites dans sa jeunesse cf la lettre de 1916 adressée à sa future femme (il avait alors 25 ans et il parle d' "enjuivement" de la société Allemande) qu'exibent partout ses détracteurs, mais que visiblement il s'est calmé ensuite puisque c'est bien la seule vraie preuve d'ecrit de sa part contenant un propos ouvertement antisémite, et qu'il est admis qu'il a eu de nombreux amis juifs, dont Hanna Arendt avec qui il a eu une liaison amoureuse (et avec qui il a conservé des rapports amicaux apres leur séparation). Son oeuvre principale, Sein und Zeit, paraît pour la première fois en 1927 et personne de serieux n'y a jamais relevé quoi que ce soit relevant de l'antisémitisme ou d'une idéologie sympatisante avec la doctrine nazie. Reste maintenant le fait incontestable qu'en 1933 (l'année de l'arrivée au pouvoir d'Hitler) il prend sa carte du parti national socialiste et qu'il est nommé recteur de l'université de Fribourg, poste dont il démissionnera à peine un an après. Avec Hitler au pouvoir et la domination totale des nazis durant les années 30-40si Heidegger avait réellement été en accord total avec leur idéologie il se serait surement senti à l'aise et aurait pu exprimer ses opinions sans détour, envoyer la sauce sans se cacher quoi... et bien au contraire on ne relève rien de bien significatif dans ses textes et cours de l'époque et c'est bien pour ça que ses détracteurs en sont réduits à produire des interprétations alambiquées pour étayer leurs propos.
Ma conception personnelle (et donc aucunement rigouresement démontrable) de cet engagment en 1933
est qu'il s'agit là de la manifestation d'un certain opportunisme et d'un manque de recul assez flagrant de sa part (cf mon allusion aux spécialistes dans mon article précédent ^^). Opportunisme car Heidegger avait des projets de réforme assez radicaux de l'université Allemande et qu'il a du penser que l'arrivée du parti national socialiste lui donnerait l'espace nécessaire pour les mettre en oeuvre. Ce caractère opportuniste serait confirmé par une lettre plus ou moins calomnieuse adressée à son administration du parti pour évincer un de ses collègues avec qui il était en conflit (que biensur ses détracteurs présentent pour leur part comme une preuve de délation partisane). Je pense qu'il s'est mépris sur le caractère totalitaire le plus... heu... total du nazisme, qu'il a péché par orgueil en pensant utiliser ce mouvement à son compte sans réellement réaliser à temps ce à quoi il avait affaire.
Là dessus je ne lui trouve pas de véritable excuse, il a quand même fait une connerie majeure (il l'a d'ailleur reconnu par la suite), c'est un fait indéniable, l'homme est loin d'être irréprochable mais prétendre que sa philosophie est nazie, qu'il est lui même profondément acquis à la cause du nazisme voir même pour les plus acharnés qu'il est l'une des inspirations majeurs de cette idéologie (limite le maître à penser d'Hitler) relève de raisonnements limite délirants.